Plus de 1 100 morts au Pakistan : les pluies de mousson les plus dévastatrices en trois décennies

Cela fait maintenant plus de trois mois qu’un tiers du Pakistan est inondé. Les pluies ont ravagé les terres agricoles, sans parler des maisons emportées par les courants. Le bilan humain est encore plus ahurissant. On estime que plus de 1 100 personnes y ont laissé leur vie. A ce jour, plus de 33 millions de Pakistanais luttent encore contre les ravages des pires pluies de mousson de ces trente dernières années.

1 136 morts à ce jour

Le dernier bilan rendu public par l’Autorité Nationale de Gestion des Catastrophes (NDMA) laisse sans voix. Lundi 29 août, la NDMA a déclaré 1 136 morts depuis le début des pluies vers le début du mois de juin.

Au cours d’un entretien, la ministre du changement climatique du pays Sherry Rehman a annoncé une crise sans précédent, la première du genre depuis trois décennies. Le Premier ministre, Shebaz Sharif, a également touché un mot sur la gravité de la situation. Il a parcouru les régions Nord qui s’avèrent être les plus affectés par ces pluies de mousson. Dans le Sud, l’Indus, le plus grand fleuve du pays, pourrait même sortir de son lit si la situation ne change pas dans les prochains jours.

Face à ce fléau, de nombreuses stratégies de secours ont été mises en place un peu partout dans le pays. Les organismes internationaux commencent également à apporter leur soutien. D’ailleurs, l’Etat a signé une aide d’urgence avec l’ONU. Cet appui financier s’élèverait à 160 millions de dollars.

Des dégâts plus importants qu’en 2010

Selon les statistiques actuelles, les intempéries ont affecté près d’un Pakistanais sur sept. Plus d’un million de logements ont succombé à l’inondation. A en croire les spécialistes, ces pluies ravageuses seraient dues au changement climatique. Il est clair que le pays fait partie des principales victimes des pressions environnementales causées par les pays développés.

Certains villages enclavés ou encore isolés dans les montagnes n’ont pas encore bénéficié de l’aide des autorités. Celles-ci font de leur mieux pour les atteindre au plus vite, ce qui risquerait encore d’alourdir le bilan actuel.

Si l’impact social des inondations est pour le moins désastreux, c’est sans compter les conséquences économiques. Selon les estimations du ministère de la Planification et du développement, le pays aura besoin de plus de 10 milliards de dollar pour pouvoir se relever. Cette somme servirait à financer la reconstruction des infrastructures, la réparation des dégâts causés par les inondations, etc.

Depuis toujours, la mousson demeurait essentielle pour l’irrigation des cultures et la reconstitution des réserves d’eau du pays. Elle dure généralement entre le mois de juin et le mois de septembre. Elle fait toutefois de nombreuses victimes chaque année. Cette année, le pays a subi deux à quatre fois plus de précipitations qu’en temps normal.

D’ici le début du mois de septembre, l’inondation pourrait atteindre le barrage le plus important du pays. Toutefois, les responsables confient être confiants sur la solidité de celui-ci. Dans le cas contraire, les conséquences seraient sans appel.

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